Tournage
 
 
 

Historique sommaire

Dès 1300 avant notre ère, des artisans d’Egypte pratiquaient le tournage sur bois. Pour réaliser des objets usuels, il fallait alors deux hommes, l’un qui actionnait une corde pour entrainer le tour et l’autre qui sculptait. Le perfectionnement technique dès lors sera constant qui visera à libérer les mains du tourneur (l’arc romain, le pédalier au Moyen âge, la motorisation avec la révolution industrielle et, aujourd’hui l’assistance numérique).

Dès le XVe siècle à Nuremberg, jusqu’à nos jours, des orfèvres réalisent des pièces ornementales en tournant l’ivoire et les bois précieux. C’est vers 1970 aux USA puis dès 1980 en Europe, que le tournage sur bois devient une nouvelle forme d’expression dans l'art contemporain en s’affranchissant des habitudes et des codes du passé.

 

Ma  démarche

J'ai abordé le tournage sur bois en 2000 comme une opportunité  que  je cherchais depuis de nombreuses années de mettre en valeur des espèces autochtones. Le propos n'était plus de les utiliser en leurs faisant suivre le parcours qui en ferait des éléments menuisés, mais de leurs restituer une réalité propre en tentant d'en magnifier l'essence et, de trouver le chemin qui puisse me permettre de la faire entrer en résonance avec la matière qui nous constitue.

Mon objectif

Cette démarche me procure le bonheur. Les expositions me donnent l'occasion d'en partager les concrétisations et, en les soumettant à la critique, d'élever mon niveau d'exigences. Mais c'est aussi en choisissant d'enseigner que j'ambitionne d'atteindre mon objectif; être un "passeur de bonheur" , favoriser l'envie chez autrui de mettre tous ses sens à l'écoute de son environnement, d'observer la nature de ce qui le constitue, de développer ses connaissances et, en acquérant la maitrise de l'outil de tournage, à son tour d'exprimer l'essence de cette relation.